Pascal qui s'intéresse au 109è RI, a relevé dans le livre d'or d'Enquin les Mines (62), le nom d'un combattant du 409è RI : le Soldat François CADART.

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" Mort au champ d'honneur - Mort pour la France : tous les morts de la guerre ont droit à ces titres de noblesse, mais nul ne les a mieux mérité que François CADART, mort en se dévouant pour un camarade blessé.
Né le 27 juin 1895 à Ferfay (62), il part le 15 décembre 1914 au 120è RI à Ancenis. Il entre en campagne avec le 409è RI en mai 1915. Il combat dans l'Oise, en Artois (offensive sur Vimy), puis vient embrasser ses parents en décembre 1915. C'était la dernière fois. Au début de 1916, son régiment était chargé de défendre le village et le fort de Vaux contre les furieux assauts de l'ennemi se succédant sans interruption. Le 10 un médecin vient dans un poste de secours demander 2 brancardiers de bonne volonté pour transporter un blessé qui a une jambe cassée. Mais, depuis 8 jours, ces pauvres brancardiers, sans dormir et avec un ravitaillement très défectueux, transportaient des blessés.
Un seul se décida, c'était François :

" J'y vais quand même. " dit-il

A peine était-il sorti qu'un obus le renverse. La blessure en paraît pas grave, mais son état va empirant d'heure en heure. Il annonce qu'il va mourir, qu'on prévienne ses parents mais pas directement :

" Ils auraient trop de peine. " dit-il

Et il meure en répétant :

" Maman, maman... "

Il n'avait pas 21 ans.

Son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune d'Enquin les Mines, ainsi que sur la plaque commémorative de l'église St Germain.

Son nom figure également sur la liste des hommes tombés à Verdun, figurant à la fin de l'historique du 409è RI.

Merci à Pascal.