Gaston DESCARPENTRIES poursuivit sa carrière militaire à l'Armée du Levant où il s'illustra.

Il fut tué à l'ennemi le 11 septembre 1925 dans les circonstances suivantes d'après l'article paru dans le Journal des débats politiques et littéraires du 17 octobre 1925 sous le titre " La mort du capitaine DESCARPENTRIES " sous la plume de Claude PROST, dont voici quelques extraits :

[...] On peut dire que ce fut le Capitaine DESCARPENTRIES, commandant de la compagnie méhariste de Palmyre, qui fit régner la paix française dans le désert, et qui permit l'établissement de la ligne automobile Beyrouth - Bagdad. Treize citations parlent hautement de ses faits d'armes, et l'influence personnelle qu'il avait acquise en trois ans auprès des tribus était telle que sa seule présence suffisait à inspirer la paix sur de vastes régions. [...]

[...] Le 12 septembre, un convoi franco-anglais quittait Damas pour Bagdad, escorté par le Capitaine DESCARPENTRIES et le Lieutenant ROBITAILLE. Vers le kilomètre 140, ils furent arrêtés par un rezzou d'environ 250 Bédouins Ghiates. Les mitrailleuses dont les voitures étaient munies ouvrirent le feu et, après un combat, les Bédouins s'enfuirent. Mais trois d'entre eux s'étaient trouvés séparés du rezzou et le Capitaine DESCARPENTRIES s'élança à la poursuite de ceux-ci pour les prendre comme otages. Il les blessa, interrogea l'un d'eux tombé à terre, puis s'éloigna à pied vers les deux autres avec le Lieutenant ROBITAILLE et un officier anglais passager du convoi. C'est alors que le blessé réussit à ressaisir son arme où il ne restait plus qu'une balle, et à tirer sur eux. La même balle, tirée à 10 m, traversa de part en part le Lieutenant ROBITAILLE, qui ne fut pas tué, laboura le ventre du Capitaine DESCARPENTRIES et alla se loger dans le dos de l'officier anglais.

Le convoi retourna vers Damas, et c'est pendant le trajet que mourut héroïquement le Capitaine DESCARPENTRIES. [...]

Une grande foule s'était massée à la porte de l'hôpital, lorsqu'on sortit le corps du Capitaine DESCARPENTRIES pour le porter à la gare. [...]

Une souscription fut ouverte par les habitants de Damas pour creuser un puits (ou l'érection d'une fontaine) à la mémoire du Capitaine DESCARPENTRIES.

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Le fronton de ce mémorial porte la dédicace suivante :

Au Capitaine Descarpentries et à ses méharistes

en français et probablement en langue arabe

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L'intégralité de l'article se trouve sur le site de la BNF - Gallica.