Tableau des pertes subies par le 409ème RI du 5 juin au 25 juin 1918

(Refoulement de l’Armée Allemande à Veuilly la Poterie)

 

Tués

Blessés

Disparus

5 juin

2

17

 

6 juin

39

136

2

7 juin

7

29

 

8 juin

10

31

1

9 juin

5

34

5

10 juin

1

4

 

11 juin

 

2

 

12 juin

 

7

 

13 juin

1

3

 

14 juin

1

2

 

15 juin

1

6

 

16 juin

2

4

 

17 juin

 

2

 

18 juin

4

2

1

19 juin

4

8

 

20 juin

 

2

 

21 juin

5

4

 

22 juin

1

9

 

23 juin

 

1

 

24 juin

 

1

 

25 juin

 

4

 

Total pour 26 jours

83

308

9

 

- Partie manquante reconstituée àpartir de l'historique et du jmo-

Veuilly la Poterie

Le 4 juin le Régiment est mis à la disposition du Général commandant la 43è DI pour relever les troupes françaises et américaines. Le 6 juin le Régiment est en ligne : le 1er bataillon (Commandant DAUGER) tient la cote 123, le 2è bataillon (Capitaine ANTOINE) tient la lisière Nord du bois de Veuilly, le 3è bataillon (Capitaine KUNTZMANN) est en réserve dans le bois de Vaurichard. L’ennemi occupe Veuilly la Poterie, Eloup, les bois avoisinants. Il a d’excellentes vues sur le glacis au Nord du bois de Veuilly depuis les coteaux qui dominent le Clignon.

La compagnie du Capitaine DELMAS (11è) stoppée par des tirs de mitrailleuses, s’organise près du cimetière.

La 9è compagnie réussit à prendre position à la lisière du bois d’Eloup, tandis que la 10è s’empare du bois en S.

Le 7 juin Veuilly la Poterie est entièrement occupé. Bilan de ces 2 journées : côté allemand 73 prisonniers ; pour le 409è: 46 tués et 165 blessés, 2 disparus.

Le 8 juin, le Lieutenant BERRY est tué en allant reconnaître le village d’Eloup. Pour le Régiment le bois d’Eloup deviendra le bois BERRY.

Le Lieutenant-Colonel TREILLARD décide de l’attaquer le soir-même. Après une préparation d’artillerie, appuyée par les tirs des mitrailleuses et fusils mitrailleurs du Régiment, le bois est enlevé dans la soirée : 46 prisonniers et 6 mitrailleuses sont capturés. Les Allemands tentent une contre-attaque qui est repoussée.

Les coups de main se succèdent et se traduisent par l’avancée jusqu’aux hauteurs de Hautevesnes.

Le 18 juillet, le Régiment en compagnie des 170è et 174è passe le Clignon. Le Régiment poursuit son avance jusqu’à la forêt de Fère où il est stoppé par des tirs nourris de mitrailleuses, ainsi qu’un tir de barrage puissant.

Après un repos bien gagné, le Régiment remonte aux tranchées dans le secteur de Souain le 26 septembre.

Ses objectifs en appui avec le 62è : l’ancienne première ligne française, la butte de Souain et la voie ferrée Somme-Py Chalerrange, la tranchée Essen.

Extrait de La petite histoire du 409è par le Général VALTAT in L'Entraide, bulletin de l'Association des Anciens du 409è.