Après son évacuation, René BRISSARD est opéré le 22 juillet 1918. Il reste hospitalisé du 23 juillet au 15 août 1918, puis entame une période de convalescence  jusqu'au 6 septembre 1918.

1069 Samedi 7

Après mûre éflexion, je ne pars de Tours qu'à 15 h 33. J'ai naturellement reçu des reproches pour n'avoir pas fait de visites ! A Paris, pas de soucis ; j'arrive à l'hôtel à 9 h 1/4.

1070 Dimanche 8

Je pars à 8 h. Le train passe par Gretz et Sézanne.

A Châlons, je descends et je vais aux renseignements. Un secrétaire me dit d'aller à St Dizier, cela m'étonne, mais je prends tout de même le train.

A Vitry le François, je vais voir le commissaire de gare qui téléphone à St Dizier : on répond que je dois aller à Bussy le Château, j'ai donc été trompé par le type de Châlons. Comment faire pour revenir, il n'y a pas de train. Il pleut. Heureusement qu'il passe un train militaire ; je monte dedans en compagnie d'un médecin auxiliaire des G.B. D. [Groupe de brancardiers divisionnaires].

Nous ratons le train de 4 heures à Châlons. Je casse la croûte et je pars à 6 heures. Vers 8 heures, je descends à Bussy le Château ; mais le C.I.D. n'est pas là. Je dois revenir à pied au delà de la Cheppe. Il fait nuit. Après des tâtonnements, je trouve le 409. Il y a là un capitaine que je ne connais pas, le Capitaine CARLO qui me reçoit d'une façon charmante. Tout le C.I.D. est dans le camp de la Noblette. Je vais me coucher dans une baraque. On entend fortement le canon.

Avec l'aimable autorisation de son petit-fils - Merci de ne pas reproduire sans autorisation