Le 4 août 1915

Mon cher Père et ma chère Mère,

Je n'ai pas reçu de vos nouvelles ces deux jours, j'espère que vous êtes en bonne santé, car moi je suis toujours de bon appétit.

Aujourd'hui, le canon ne cesse de gronder, il fête l'anniversaire. [Voilà un an que la guerre a commencé]

Jusque ici il n'y a eu qu'un blessé depuis mon arrivée dans les tranchées.

Rien de plus qu'à vous souhaitez une bonne et parfaite santé.

Votre fils qui vous embrasse de tout son coeur.

A Saulnier

409e Régt d'Infrie
Secteur P. N°73 2e Cie - 4e Section