Le 14 mai vu par Jean LAGRANGE

Repos pendant la journée.

Le bombardement est à peu près continu sur la 1ère ligne qui se trouve devant nous et sur l'écluse du " Godat ", point de passage important.

La nuit venue, je pars avec 60 hommes pour travailler au déblaiement d'un boyau comblé dans la journée. Ce travail est entrecoupé d'arrêts, causés par l'arrivée des obus boches. Au moment où le travail se trouve achevé, des fusées demandant le barrage partent de nos lignes.

Il s'ensuit une canonnade de part et d'autre, à laquelle nous échappons heureusement.

A peine étais-je étendu pour dormir, que nous sommes alertés.

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