Entre le 16 et le 18 mai raconté par Jean LAGRANGE, sous-lieutenant à la 1ère Cie

Nous tenons cette position, une tranchée inachevée, ça et là des cadavres amis et ennemis, deux barrages dans des boyaux " internationaux " où il faut ouvrir l'oeil et être toujours prêt à combattre.

Par bonheur, l'artillerie allemande ne nous harcèle pas trop.

Je n'ai aucun abri, de sorte que je passe mon temps à circuler à droite et à gauche, dormant et mangeant n'importe où.

Nous sommes remplacés par le 3e bataillon.

Il est temps car nous sommes tous extènués.

Après un trajet dans la nuit noire et le passage du  " marais du Godat ", nous commençons à respirer. Il reste cependant à circuler dans la boue pour atteindre les " avancées de Cauroy " que nous occupions pour l'attaque du 4.

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