Pour les anciens du 409e, le Bois d'Eloup s'appelait le Bois Béry, en hommage au Lieutenant BÉRY abattu le 7 juin 1918 lors d'une reconnaissance sur le village d'Eloup, par une balle venant du Bois Béry.

Sur cette carte américaine de l'American battle monuments commission datant de 1938, le bois d'Eloup apparaît sous le toponyme " Bois Béry " et Eloup est orthographié " Heloup ".

Les Allemands y avaient installé de nombreuses mitrailleuses qui empêchèrent notamment le 409e de poursuivre la progression après la reprise de Veuilly.

Le Lieutenant-colonel TREILLARD prit la décision d'attaquer à la nuit tombante, sans appui préalable d'artillerie, mais en utilisant les mortiers Stokes, les mitrailleuses, le plus grand nombre possible de fusils lance-grenades et de fusils-mitrailleurs. Le groupe du 222e RAC (artillerie de la 167e Division) était chargé d'encager l'attaque.

Le Bois d'Eloup (ou Béry) est une postion dominante, fortement organisée par l'ennemi et remplie de différentes sections de mitrailleuses allemandes des 20e IR, 273e RIR et de la 75e MGSSA.

A 20h30, le tir de préparation surprend l'ennemi et le contraint à se terrer. A 20h35 les mortiers allongent le tir afin de permettre aux troupes d'assaut d'atteindre les lisières Sud, Est et Nord du bois. A 21h45, tout le bois est enlevé.

Bilan : 46 prisonniers, 6 mitrailleuses, un appareil téléphonique, de nombreuses armes et munitions. Grâce à l'obscurité, une partie de la garnison à réussi à fuir dans la direction de Bussiares.

Les Allemands, surpris, tentent de reprendre le bois sans succès.

Bilan pour le 409e : 15 tués, 20 blessés, 5 disparus.