Le nombre de soldats présents sur cette carte photo est conforme au nombre de servants d'une pièce d'une section de mitrailleuses, tel que l'indique René BRISSARD dans ses carnets.

Mitrailleuse

On y reconnaît un tireur et probablement les chargeur et aide-chargeur à ses côtés.

A l'extrème droite, le cycliste est l'agent de liaison de la pièce.

Il y a vraisemblablement un pourvoyeur parmi les hommes au second plan. Deux hommes pour chaque rôle, avec un caporal chef de pièce.

Aucun galon n'apparaît sur les manches des hommes : serait-ce le chef de pièce qui prend la photo ? Ou bien l'un des deux hommes dont on ne distingue pas les manches, serait-il le chef de pièce ?

Impossible de répondre à cette question.

La mitrailleuse, est une Saint-Etienne identique au modèle décrit sur ce site.

Sa cadence de tir était de 500 à 650 coups/minute et ses munitions étaient les mêmes que celles du fusil Lebel.

D'après le texte au verso écrit au verso et signé par le tireur, on peut mettre un nom sur l'un de ces visages : Eloi COUFFIN.

Il annonce qu'il prend les premières lignes lendemain du 5 mai 1916 (qui était un samedi) et termine en écrivant :

" Vivement la fin de cette terrible guerre. "

Au printemps 1916, le 409e est dans le secteur de Quennevières, Ecafaut.

L'absence de fiche mémoire des hommes au nom d'Eloi COUFFIN semble indiquer qu'il aurait survécu au conflit.