Georges BEGUIN est le prisonnier qui a renseigné les représentants de la Croix-rouge internationale lors de leur enquête pour retrouver la trace de Charles DUBOIS.

Son nom est indiqué au bas de la fiche concernant Charles, ainsi que le lieu de sa détention : camp de Quedlinburg.

Des fiches à son nom issues de la base de la Croix-rouge internationale, nous apprenons qu'il était lui aussi à la 7e Cie et plus particulièrement à la 15e escouade, et qu'il appartenait à la classe de recrutement 1914.

Une mention indique qu'il serait né à Vetraz-Monthoux (74).

Probablement blessé lors de sa capture, il avait été dirigé sur le Reserve Feldlazaret 28 de Nouillon-Pont, dépendant du Kriegslazaret de Pierrepont en avril 1916.

Évacué de Pierrepont, il avait été dirigé par voie ferrée vers un lieu inconnu en mai 1916.

Son nom apparaît sur un autre liste indiquant son passage du Reserve Feldlazaret 13 au Landwehr Feldlazaret 23.

On retrouve son nom sur une liste de mai 1916 d'arrivée au camp de Quedlinburg.

En juin 1916, il est au Lazaret de ce camp et interné à Quedlinburg.

En complétant par des recherches sur le site des archives de Haute-Savoie, j'apprends par la fiche matricule que Georges BÉGUIN était bien né en 1894 mais à Annemasse, et qu'il résidait à Vétraz-Monthoux en 1914.

Incorporé en septembre 1914 au 133e RI, il avait été dirigé en janvier 1915 vers le 32e RI avant d'être affecté au 409e RI en octobre 1915.

Malade, il avait été évacué en janvier 1916 avant de regagner les lignes en février 1916.

Blessé par balle au poumon le 8 mars 1916 à Vaux devant Damloup, il avait été capturé et interné à Quedlinburg, avant d'être rapatrié en mai 1919.

Trois mois plus tard, il s'est marié à Vétraz-Monthoux avec Marie Cisolet (ou Cirolet).

La Médaille militaire et la Croix de guerre avec palme lui avaient été attribuées par décret du 7 janvier 1962, avec la citation suivante :

Vaillant combattant de la guerre 1914-1918, au cours de laquelle il a été grièvement blessé. A droit à la reconnaissance de la Patrie.

Médaille militaire 

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Son état de santé s'était dégradé au fil des ans : une pension d'invalidité de 10 % lui avait été octroyée en 1922. En 1963, le taux de celle-ci avait été porté à 100 %.

Il avait été proposé pour la Légion d'honneur en 1964, mais il est décédé au mois de juillet de cette même année à Ambilly (74).