Le 11 novembre 1918 vu par Jean LAGRANGE qui, bénéficiant d'une permission, est en chemin pour regagner Paris. Il a dormi la veille à Seraincourt, dans les Ardennes.

Le matin, les aviateurs ont reçu l'ordre de n'effectuer aucun vol au-dessus des lignes avant 11 heures. C'est bon signe.

La question d'armistice revient sur le tapis. A 11 heures moins le quart, un ordre général signé PÉTAIN, annonce la signature de l'armistice et la suspension des hostilités à partir de 11 heures.

" Eh bien, c'est fini ! " dit quelqu'un.

" On ne peut plus se battre ", dit un autre.

La nouvelle est accueillie avec le calme qui convient aux vieilles troupes.

Lesté d'un bon déjeuner, je gagne Reims en camion, puis Epernay et enfin Paris [...]