18 juillet 2015

Des bavettes avec M. Mac Crea

Le nom de cet officier américain est cité dans les souvenirs de Jean LAGRANGE pendant la période du 25 avril au 9 mai 1918 : [...] Nous revenons dans notre ancien secteur, près de la ferme Goutte-Morel. Toute la période se passe à veiller dans un groupe de combat. Cela devient monotone, mais la patience est une grande vertu militaire. Deux fois par jour, généralement à l'heure des repas, une salve de gros obus russes s'abat vers les cuisines sans jamais causer de mal à personne. Nous avons encore pour hôte un officier-mitrailleur... [Lire la suite]
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02 novembre 2014

L'arme au bras, la pipe aux dents

Souvenirs de Jean LAGRANGE du 15 au 24 avril 1918 Je tiens un piton qui domine les environs et sur lequel nous avons reçu l'ordre de tenir jusqu'à épuisement complet des munitions. C'est gai. L'attaque ennemie est annoncée pour le 20. Nous mettons la dernière main à l'organisation défensive et nous attendons l'arme au bras, la pipe aux dents, cette fameuse attaque... qui ne se délcenche pas. L'alerte cesse. Mais je donne un coup de main aux territoriaux en allant en reconnaissance à une ferme appelée " la Cude " près de... [Lire la suite]
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22 février 2014

Une idée des sports d'hiver

Suite du récit de Jean LAGRANGE début janvier 1918[...] Nous visitons ensuite les ruines de chaque maison, lentement, revolver au poing, et arrivons ainsi à l'autre bout du village. Personne dedans. Notre attention se porte alors sur les traces imprimées dans la neige. Nous découvrons ainsi deux pistes fréquentées par l'ennemi. Nous notons trois barricades élevées par lui, une passerelle pour franchir le ruisseau, autant de détails qui permettront plus tard  de tendre des embuscades à des patrouilles, de lui tirer du monde ou... [Lire la suite]
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11 février 2014

Patrouille blanche

Extrait des souvenirs de Jean LAGRANGE Début janvier 1918 [...] Je vais prendre position dans les pentes du ravin de Lemberg, non loin du Lingekopf, témoin de combats acharnés dont les traces sont bien marquées. Ma section fournit deux petits postes, l'un dénommé " poste de la Cloche " d'où l'on découvre une vue magnifique sur la chaîne des Vosges. Nous sommes perchés très hauts ; aucun mouvement dans la vallée ne peut nous échapper. D'ailleurs le Boche est très calme. L'autre poste barre l'accès du ravin de Lemberg. Pour y... [Lire la suite]
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02 août 2013

Un bon bougre de radiateur

[...] De la salle d'attente bien chaude, je considère le va et vient de la ville. Il fait bon être à l'abri par ce temps de froidure et de bise. La rue fait un accueil glacial tandis que le radiateur reçoit d'une manière chaleureuse. Ce radiateur est un bon bougre, aussi a-t-il beaucoup d'amis, les mains se tendent vers lui... Je passe les fêtes de Noël comme tout le monde. C'est appréciable. Bref, bonne période. Le 27ème BCP que j'avais remplacé, n'était parti qu'à regret. Je cède la place au 67ème d'infanterie. Un seul indident... [Lire la suite]
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30 juillet 2013

Gendarme et cheminot

Alors que le régiment change de cantonnements et se dirige vers La Bresse (88), Jean LAGRANGE reçoit un ordre inattendu : Le 13 décembre [1917], 4 h du matin. Sur un ordre inattendu, je pars dans le noir et le froid avec 20 de mes hommes pour aller assurer la police de la gare de Lure. 9 km pour aller embarquer à Luxeuil, puis trajet en chemin de fer jusqu'à Lure. J'installe mon poste dans une salle d'attente et du 14 au 26 décembre, je deviens tour à tour gendarme et cheminot pour arrêter l'élan, parfois impétueux, des militaires... [Lire la suite]
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18 juillet 2013

Séjour à Breuchotte

Jean LAGRANGE séjourne à Breuchotte du 7 au 12 décembre 1917. Les habitants de la région vénèrent l'uniforme. Les soldats sont reçus à bras ouverts. Mon hôte est aux petits soins pour moi. Les chasseurs alpins passent nombreux dans leurs pittoresques convois de mulets. Les chemins de montagne sont impraticables aux voitures. Je m'en aperçois en conduisant la comapgnie à une petite manoeuvre. La beauté du paysage fait oublier la fatigue.
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16 juillet 2013

Un paysage ravissant

Souvenirs de Jean LAGRANGE : Débarquement le 6 décembre 1917 à 1h du matin à Luxeuil, dans les Vosges. Le voyage a été long et pénible. A l'arrivée, changement de climat. Le pays est couvert de neige. Il gèle à pierre fendre. C'est dans ces conditions que nous nous dirigeons par route jusqu'à Breuchotte, pour y cantonner. 9 km de plus. Quand on vient d'en faire 400 en chemin de fer, cela n'a plus d'importance. Installation dans la nuit et repos. Au jour, nos yeux se posent sur un paysage ravissant. Pentes boisées où courent des... [Lire la suite]
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17 février 2013

Le 20 octobre 1917 par Jean LAGRANGE

[...] Le 20 [octobre 1917], nous essuyons un tir d'obus à gaz. Quelques intoxiqués. Il faut vivre avec le masque encore un genre d'existence dénué de confortable. Quelques boches, ahuris par l'artillerie, se rendent. Mais une telle vie a mis tout le monde sur le flanc. Ce n'est pas rien de préparer une attaque. Le commandement jugeant que notre état physique ne nous permet pas d'affronter les fatigues d'une attaque nous remplace dans la nuit du 20, par une division toute fraîche. La compagnie est remplacée par le 21è et le le 109è... [Lire la suite]
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30 juillet 2012

Le 27 septembre 1917 vu par Jean LAGRANGE

A la date du 27 septembre 1917, Jean LAGRANGE notait : Nous partons à 16 heures. Le trajet est long. Nous circulons au milieu d'une agitation intense. Les routes sont couvertes de troupes et de convois de toute nature. Les bois et les endroits dissimulés abritent des campements divers. Quelque chose de grand se prépare. Nous franchissons l'Aisne à Condé [en Brie]. Des sifflements et des éclatements d'obus commencent à devenir perceptibles. Les abords du pont sont bombardés, nous entrons dans la zone de combat. La nuit est venue.... [Lire la suite]
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